Il existe une multitude de symptômes qui rendent le diagnostic parfois difficile pour un SADAM.

Certains sont évidents car très localisés au niveau des mâchoires.

La douleur ou la gêne ressentie lors de la fermeture ou l’ouverture de la bouche par exemple, ou encore la déviation du chemin de l’ouverture et/ou de la fermeture de la bouche.

Parfois les douleurs ressenties se font « à distance », c’est-à-dire à un endroit du corps plus ou moins éloigné de la mâchoire. Et parfois on a juste mal partout !

Nous verrons ces symptômes ainsi que les autres tout au long de ce site. Parfois encore, le dysfonctionnement des mâchoires est une conséquence d’un autre problème dans le corps, qu’il s’agisse des dents, du dos, de la nuque, ou même encore des tensions nerveuses. Les conséquences de ce mauvais fonctionnement des mâchoires seront également abordées dans ce site.

Certaines personnes vont ressentir une gêne lors des différents mouvements de leur bouche, alors que d’autres seront très douloureux et dans l’attente d’une solution pour apaiser ou faire disparaître ces douleurs. Pour résumer, il y a autant de formes de SADAM qu’il existe de causes qui l’ont provoqué.

Aussi, alors même que certains symptômes seront identiques chez deux personnes, les causes ne seront pas les mêmes. De la même manière, et comme il existe un seuil personnel de résistance à la douleur, une même cause pourra entraîner des conséquences plus ou moins douloureuses ou gênantes d’une personne à l’autre.

Par contre tous les malades ont un point commun : leur mâchoires ne fonctionnent pas bien. Tout ce passe comme si les malades avaient tous mal au pied gauche et que cela entraînait des conséquences différentes sur leur façon de marcher. Lorsqu’on a mal au pied gauche on s’appuie d’avantage sur le pied droit et puis on s’appuie de nouveau a gauche pour soulager le pied droit…jusqu’à ce qu’on se mette à boiter puis à avoir mal au dos. Certains n’auront mal qu’au pied gauche par exemple.

C’est un peu ça le SADAM, on a tous le même problème pour des causes différentes et avec des conséquences différentes. C’est ce qui a entraîné toutes les écoles de pensée sur cette pathologie.

L’ostéopathe verra la maladie du point de vu ostéopathique et proposera une solution ostéopathique, le dentiste une solution dentaire, l’ORL une solution ORL etc…

A ce jour, il n’y a aucun consensus entre les différentes écoles de pensée sur le SADAM. Tout se passe comme si nos praticiens étaient les cow-boys de notre dessin, sur le Far-West de la méconnaissance des problèmes de mâchoires, et nous, on aimerait bien qu’ils nous étudient, écoutent, analysent avec des outils appropriés, pour enfin nous soigner.

Et quand ces praticiens n’arrivent pas à communiquer ensemble et que la solution ne peut être trouvée, le malade se retrouve parfois pris en charge par le centre anti-douleur, pour un suivi psychologique et un accompagnement méditatif et médicamenteux, ou pire chez un psychiatre à évoquer toute sa vie, pour chercher la cause là où personne ne la trouve.

Nos praticiens évoquent l’ « errance médicale » de certains patients.
Les personnes ne changent pas de praticien par plaisir, elles le font le plus souvent pour deux raisons : soit leur praticien les a envoyé voir un confrère pour avis ou parce que le problème dépasse son champ de compétences ou encore qu’il juge qu’il a atteint ses limites pour résoudre le cas, soit parce que la solution n’est pas trouvée et qu’au bout d’un moment le malade se lasse et va chercher une solution ailleurs.

Il s’agit à la fois d’un problème de communication du patient – non éclairé et non informé (il n’a pas fait d’études de sa maladie, évidemment), – avec un praticien isolé ne communiquant pas avec ses confrères et qui ne peut répondre à l’obligation de moyens pour lequel il est insuffisamment formé.

Il y a donc clairement pour cette pathologie, un manque de formation – les ATM sont les grands oubliés des formations médicales et paramédicales, l’occlusion dentaire un mirage dans le désert de leurs formations – mais également un manque d’information.

Car oui, à par les malades informés et les praticiens conscients de ce problème, qui connait vraiment le SADAM ?
Et là encore on peut observer à quel point les praticiens conscients du problème n’ont pas reçu la même formation.
Il nous est fréquent d’entendre des patients dire qu’on leur a proposé plusieurs traitements très différents pour le même problème.
De la même manière, le « bon »praticien de l’un peut être mauvais pour un autre.
Nous nous posons alors la question : le diagnostic a-t-il été correctement posé ? Les différents spécialistes ne pourraient-ils pas se concerter ou mieux, travailler ensemble ?
Dans les techniques proposées y en a-t-il qui se seraient parfois avérées très mauvaises pour une majorité d’entre nous ?
Nous pensons légitime de donner à nos soignants un retour patient sur nos avis, ce qui peut constituer une base de réflexion plus large, un peu comme un début d’étude, pour leur permettre d’acquérir plus de prudence sur certaines techniques.
Certains dispositifs intra-buccaux n’ont pas aidé un certain nombre d’entre nous ?
Pourquoi ? Sans être un scientifique nous pouvons dire ce que nous avons ressenti.
Parfois même les fabricants de ces dispositifs émettent eux même des réserves quant à la réussite des techniques proposées pour certains cas.
En effet, comment être équilibré sur un seul point ?