L’occlusion

Ce qu’il faut arriver à comprendre avec le SADAM, c’est que ça n’est jamais pour une seule raison que l’on souffre.

Souvent on a eu un problème plus un autre, et encore un autre.

Notre corps a compensé tous ces problèmes tant qu’il a pu et puis crac, un événement en trop vient tout faire « basculer ».

Un peu comme cette femme qui tient dans ses mains une pile de livres en équilibre.

Elle se débrouille avec ça et puis un événement de trop vient tout faire basculer.

Le corps dit stop et on commence à souffrir.

Ça s’appelle une rupture de compensation musculo-squelettique. PARCE QUE OUI, LE CORPS EST UN TOUT, nos mâchoires ne sont pas séparées du reste de notre corps et une douleur quelque part peut en entrainer une autre ailleurs.

Ça s’appelle des douleurs projetées ou des douleurs qui viennent de la compensation, c’est-à-dire de l’effort que va fournie le corps justement pour vous maintenir dans un certain axe.

Jusque là notre corps ne se débrouillait pas trop mal avec son équilibre parfois précaire, et un événement de trop va tout faire basculer.

Il arrive très souvent qu’on ai des retours comme ceux là avec les sadameux, au départ ils pensent qu’un seul événement aurait déclenché leur SADAM, c’est souvent le cas, mais si le « terrain » c’est-à-dire l’histoire d’une personne regorge d’évènements pouvant être autant de facteurs déclencheurs ou aggravants de cette pathologie, alors il faut bien comprendre que l’événement en question, le « déclencheur » ne l’a été que parce que le « terrain » était fragilisé auparavant.

Nous souhaiterions d’avantage de prudence dans tous les soins qui peuvent nous être dispensés, afin que le « terrain fragile » ne s’écroule pas, comme la pile de livre que la dame tenait en équilibre dans ses mains sur notre illustration.

Voyons un peu tous ces éléments qui peuvent être une origine ou un déclencheur du SADAM
Les problèmes dentaires
L’occlusion dentaire, la malocclusion.
Bien expliqué sur ce lien orthodontisteenligne.com/dentition normale

Un petit point sur les dents.
Déjà il faut savoir que nos praticiens utilisent un code pour parler de nos dents : ça s’appelle la numérotation dentaire.

Ce schéma représente la numérotation dentaire de l’enfant et de l’adulte.

Donc, pour un adulte, en haut à droite pour vous c’est le secteur 1, la première dent de devant (incisive) sera la dent 1 donc secteur 1 dent 1 ça donne 11.

Ainsi les canines seront les dents numéro 3, il y en a 4 une en haut à droite, la 13, une en haut à gauche, la 23, une en bas à gauche, la 33, et une en bas à droite, la 43.

Ce schéma représente la numérotation dentaire de l’enfant et de l’adulte.

Donc, pour un adulte, en haut à droite pour vous c’est le secteur 1, la première dent de devant (incisive) sera la dent 1 donc secteur 1 dent 1 ça donne 11.

Ainsi les canines seront les dents numéro 3, il y en a 4 une en haut à droite, la 13, une en haut à gauche, la 23, une en bas à gauche, la 33, et une en bas à droite, la 43.

Comme ça, vous savez de quoi vos praticiens dentaires vous parlent.

Occlusion dentaire :
Il s’agira ensuite d’effectuer un bilan de la façon dont vos mâchoires se portent, voir « les différents examens ». Enfin, votre praticien dentiste ou stomatologue pourra regarder votre occlusion, c’est-à-dire, la façon dont vos dents s’emboitent les unes avec les autres : les dents du haut (maxillaires) avec les dents du bas (mandibulaires).

Normalement, toutes les dents doivent se toucher, celles du haut avec celles du bas, selon des règles bien précises qui vont déterminer votre occlusion dentaire.

Mais il y a toujours des exceptions, l’idée c’est que la façon dont vous étiez faits quand vous n’aviez pas mal était la configuration que votre corps avait choisie et qui correspondait à votre équilibre personnel.

Prenons le cas de quelqu’un qui au départ avait toutes les dents en contact.

Si une dent est trop haute, elle va vous gêner, et si elle est mal fichue elle peut même faire dévier votre mâchoire.

Si une seule dent est trop basse, ça n’a pas vraiment d’importance, sauf si elle est vraiment trop basse auquel cas vous allez vous mordre les joues par exemple.

Là où ça devient un problème c’est quand il y en a plusieurs de trop basses où carrément manquantes, alors là vous allez tout simplement perdre vos repères.

Un peu comme si votre mâchoire était une table et les dents les pieds de cette table.

La table peut être stable mais penchée façon tour de Pise et votre corps s’en accommoder (ou pas), mais quand certains pieds de la table sont trop hauts ou trop bas, la table bascule.

Sauf que notre table à nous (notre mâchoire) est un genre de table avec tout plein de pieds (les dents), et aussi des tas d’autres choses pour la tenir, les os, les muscles etc.

Quand on perd de la hauteur sur une partie de nos dents et que cela fait « basculer » le système on parle de perte de DVO (dimension verticale d’occlusion).

Alors que la DVO c’est la hauteur globale de vos dents quand elles sont enclenchées, une « bascule » du système correspond plutôt à un changement de « pente » dans la façon dont vos dents s’enclenchent.

Ça peut pencher vers l’avant, l’arrière, le coté ou encore partir vars la droite la gauche, en avant, en arrière etc.

Il existe des courbes qui définissent ces fameuses pentes, ce sont les courbes physiologiques définies par la courbe de Wilson, la courbe de Spee, le plan de francfort, entre autre.

Donc si quelque chose ne fonctionne pas bien au niveau de l’occlusion dentaire, c’est à dire si tous les pieds de la table ne sont pas à une hauteur telle que la table est bien parallèle au sol (dans le cas de vos mâchoires c’est une question d’axe du corps appelé posture) c’est parti pour la danse des muscles.

Mais il y a d’autres raisons que les dents qui jouent sur cette posture. Encore une fois, il faut arriver à cerner quelle est la cause du problème, et ça, c’est votre « histoire médicale » qui doit le dire.