Les gencives

Ce sont nos gencives qui soutiennent nos dents, mais pas seulement les gencives, il y a des ligaments et de l’os aussi.

Source http://www.haroutunian.ch/maladie_parodontale.htm

L’état de nos gencives est donc très important pour garantir une bonne tenue de nos dents.

Les maladies des gencives sont nombreuses et peuvent entraîner à plus ou moins long terme la chute de nos dents.

Ça s’appelle les maladies parodontales et les praticiens concernés pour soigner ces problèmes sont, votre généraliste en premier lieu bien sûr, (car toutes les maladies des gencives ne sont ni graves ni durables et ne nécessitent parfois qu’un petit traitement local) mais parfois il faudra que votre généraliste vous redirige vers un spécialiste de ces problèmes : le stomatologue qui est un médecin avec une formation de médecine et une spécialisation en pathologies dentaires, ou encore un dentiste qui se serait spécialisé dans ces problèmes de parodonthe (gencive), ça s’appelle un parodonthologue.

La difficulté à trouver un dentiste spécialisé dans telle ou telle affection est très grande pour nous patients : il n’existe pas d’annuaire des spécialités de chaque praticien de l’art dentaire et notre « errance » est en partie due à ce manquement.

Vous pensez qu’on s’éloigne du sujet SADAM en parlant des gencives ?

Et bien non.

Parfois quand on a mal dans la gencive on peut aussi avoir une infection, un kyste, un problème sur une racine, bref quelque chose qui se soigne et qui, si il n’est pas soigné peut :

  • titiller le nerf trijumeau qui est un nerf à la fois sensitif (qui peut faire mal) et un nerf moteur (qui peut jouer dans le mouvement de la mâchoire – tout ça pour vous faire « éviter » une douleur, et bien ça va en provoquer une autre : le SADAM
  • une gencive mal soignée c’est une ou plusieurs dents qui vont bouger, et si elles bougent elle vont changer de place, vous allez donc mordre différemment (si vos articulations sont fragiles – nous n’avons pas tous des mâchoires de poney)
  • entrainer une perte de plusieurs de vos dents, donc parfois ces fameuses béances dont on a parlé plus haut.

La  « langue qui brûle »

Ce phénomène est appelé glossodynie.

Les personnes qui ressentent ce symptôme ont la sensation d’avoir mangé du piment tout au long de la journée.

Après avoir éliminé les causes microbiennes ou fongiques (les champignons, dont le plus courant est le candida albican) ou encore allergiques avec votre généraliste et/ou votre allergologue, il est judicieux de se poser la question d’un problème névralgique.

La face étant entièrement traversée de vaisseaux, de muscles mais aussi de nerfs, un nerf irrité peut, de par son trajet, venir irriter une autre partie du nerf lui-même et projeter une douleur à distance de la localisation de son irritation.

Ainsi donc « la langue qui brûle » est parfois ainsi à cause d’un nerf irrité.

Des fois encore, on aura le palais qui brûle ou même toute la bouche. Ce phénomène est appelé le « burning mouth » en anglais.

Tout le problème sera de savoir d’où vient mal, parce que justement la langue n’a rien, le problème est ailleurs, à un autre endroit.

Ça, en théorie et en partie, c’est le travail du neurologue.

Il faut savoir que la langue fait partie de notre système de déglutition et que son positionnement peut déranger le système musculaire de notre appareil manducateur. On voit ça dans les causes.

Les douleurs dans le palais

Le palais aussi peut être douloureux, parfois on va sentir comme une bosse dans le palais, parfois aussi on peut avoir myoclonie du voile du palais c’est à dire une contracture du muscle du voile du palais.

Des gens nous ont rapporté l’existence d’une « boule » dans le palais, il s’agit parfois d’une contracture musculaire tout simplement, si toute cause d’infection ou de Kyste est écartée, les massages, la détentes et certaines thérapies manuelles peuvent vous aider.

Ces troubles musculaires et nerveux sont parfois en lien direct avec le SADAM.

La bouche sèche ou l’hypersalivation

Certaines personnes atteintes d’un SADAM peuvent ressentir un problème de bouche sèche mais aussi d’hypersalivation.

Il est toujours bon d’écarter là encore d’autres causes que le SADAM de ce problème de salive.

Un examen de la base de la langue ou encore des glandes salivaires peut être précieux. Il faut vérifier qu’il n’y a pas une infection, ou autre chose.

De même, la prise de certains médicaments anti-douleurs ou anti-dépresseurs par exemple peuvent avoir une influence directe sur le fonctionnement digestif et la production de salive, entraînant ces symptômes, notamment la bouche sèche (ça s’appelle la xérostomie). Des fois ce phénomène est une conséquence d’un problème mécanique de compression des glandes salivaires (cas rapportés par des patients et des praticiens).  Voir point 9

Un réflexe nauséeux induit par le port d’un appareil ou d’un dispositif intra-buccal de type gouttière, mal adapté ou comportant des matériaux auxquels vous êtes allergiques peut provoquer une hypersalivation, le corps cherchant à se débarrasser de ce qui l’encombre : on en vomit presque son appareil